Risque climatique dans les modèles bancaires
Comprendre les évolutions réglementaires et les méthodes de projection du risque climatique dans les modèles bancaires, du risque de crédit aux stress tests climatiques.
Le risque climatique devient un enjeu prudentiel et de crédit
Le changement climatique peut affecter la solvabilité des contreparties, la valeur des garanties et la stabilité des portefeuilles bancaires. Il se matérialise à travers le risque physique et le risque de transition, qui amplifient les catégories traditionnelles de risques financiers.
CRD VI, CRR III et Guidelines de l’EBA
L'étude décrypte les principales obligations du cadre prudentiel européen et leurs conséquences pour la gouvernance, les plans de transition, la mesure des risques ESG, les modèles internes, l’ICAAP et le reporting du Pilier 3.
Exigences de fonds propres
Intégration progressive des facteurs climatiques matériels dans les paramètres PD, LGD et EAD des modèles internes.
ICAAP et stress tests
Évaluation de la résilience, de l’appétit au risque et de la viabilité du modèle d’affaires face aux scénarios climatiques.
Transparence et reporting
Extension des obligations de divulgation ESG et renforcement de la comparabilité des expositions climatiques.
Une analyse opérationnelle en trois parties
01. Cadre réglementaire et conceptuel
Définitions du risque physique et du risque de transition, calendrier européen, rôle du superviseur et principales obligations issues de CRD VI, CRR III et des Guidelines de l’EBA.
02. Gestion des risques bancaires
Intégration du risque climatique dans l’octroi, IFRS 9, les paramètres de risque, les trois piliers de Bâle, l’appétit au risque, l’ICAAP et les stress tests.
03. Projection de la PD climatique
Comparaison de deux méthodes de projection des probabilités de défaut climatiques, bottom-up au niveau de la contrepartie et top-down au niveau sectoriel.
Bottom-up ou top-down : quels choix méthodologiques ?
Les deux approches poursuivent un objectif commun, projeter l’impact des coûts de transition sur le risque de crédit, mais se distinguent par leur granularité, leurs données et leurs cas d’usage.
| Critère | Approche bottom-up | Approche top-down |
|---|---|---|
| Granularité | Contrepartie individuelle | Secteur |
| Données requises | Bilans individuels, émissions et mix énergétique par entreprise | Valeur ajoutée sectorielle et données macroéconomiques |
| Modèle de défaut | Modèle de machine learning de type HistGradientBoosting | Cadre Merton-Vasicek avec facteur systémique |
| Atout principal | Identification fine des entreprises les plus vulnérables | Cohérence macroéconomique et couverture large du portefeuille |
| Cas d’usage | Grandes expositions corporate et secteurs sensibles | ICAAP, projections IFRS 9 et pilotage sectoriel |
Une forte hétérogénéité selon les secteurs et les contreparties
L’analyse montre que les secteurs intensifs en énergie et en émissions sont particulièrement sensibles aux scénarios de transition. Les industries extractives, l’électricité et le gaz, l’agriculture, l’industrie manufacturière et les transports figurent parmi les secteurs les plus exposés.
Une lecture sectorielle indispensable
Les scénarios de transition retardée et désordonnée génèrent généralement les impacts les plus importants, en raison de l’intensité et de la concentration temporelle des ajustements.
Une combinaison des approches recommandée
L’approche top-down fournit l’ossature macroéconomique et la couverture du portefeuille. L’approche bottom-up complète cette analyse en identifiant les poches de vulnérabilité au niveau des entreprises.
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L'étude s’adresse notamment aux directions des risques, équipes de modélisation, responsables du risque climatique, fonctions conformité, directions financières et équipes ICAAP.
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